Le 29 septembre, à San Francisco, OpenAI a présenté plus de vingt nouveautés lors de sa conférence annuelle pour les développeurs. Le fil conducteur est limpide : l’IA ne se contente plus de répondre à des questions, elle prend en charge des tâches, travaille en arrière-plan et agit directement dans vos logiciels. Voici ce qui a été annoncé, ce qui est réellement disponible, et ce que cela change concrètement pour une PME française.
C’est l’annonce phare. Les Dots sont des agents « toujours actifs », animés par Astra, le modèle le plus puissant d’OpenAI. On ne leur pose pas une question : on leur confie une responsabilité. Surveiller les remontées de bugs, préparer un cycle budgétaire, migrer une application… et ils avancent étape par étape, même entre deux conversations.
Chaque Dot dispose de son propre ordinateur et de son propre navigateur, hébergés dans le cloud d’OpenAI. Il peut écrire et tester du code, et se brancher sur les applications que vous lui ouvrez : OpenAI revendique plus de 4 000 applications compatibles. Sur scène, un Dot a rassemblé des retours clients, retravaillé le design d’une application et répondu à des demandes dans Slack.
Côté accès : abonnements Pro et Business Premium, dans les pays éligibles, avec un déploiement progressif. Pour les offres Entreprise, c’est une bêta désactivée par défaut, que l’administrateur doit activer.
Côté modèles, la vedette s’appelle GPT-6.1 Sol. OpenAI le présente comme proche d’Astra sur le code, l’utilisation d’un ordinateur et les tâches professionnelles, pour un cinquième du prix. Il est déjà disponible dans l’API et dans les offres Plus, Pro, Business, Entreprise et Edu de ChatGPT.
Pour ceux qui veulent de la vitesse, OpenAI ajoute « Ultrafast », un mode de traitement facturé environ six fois le tarif standard, qui génère le texte jusqu’à six fois plus vite dans l’API et huit fois dans Codex. Il démarre avec Astra ; Sol suivra. Et un nouvel abonnement Pro 500, à 500 dollars par mois, fait son apparition à côté du Pro 200 rouvert.
ChatGPT Space réunit au même endroit des pages, des fichiers, le contexte d’un projet, les collègues et les agents. Une page peut contenir un document modifiable, des graphiques, un tableau, et même se mettre à jour toute seule depuis un canal Slack. Un Dot peut rejoindre une page ou répondre à un commentaire. L’idée : réunir ce que font Slack, Notion et Google Drive, avec de l’IA partout.
Autour de Space, OpenAI ajoute des tâches d’équipe récurrentes (un point hebdomadaire, une réponse à un nouveau message), ChatGPT directement dans Slack et Microsoft Teams, une prise de notes de réunion sur Mac en bêta, et des diaporamas collaboratifs exportables en PowerPoint d’ici quelques semaines. Space est disponible sur ordinateur et navigateur pour les offres Pro, Business et Entreprise.
OpenAI annonce enfin une API 45 % plus rapide à produire son premier mot, et des appels d’outils plus de 30 % plus rapides.
Attention à l’effet d’annonce : une partie seulement de ces nouveautés est utilisable aujourd’hui, et souvent sur les abonnements les plus chers.
Ces annonces confirment ce que nous voyons sur le terrain : l’IA utile en entreprise n’est pas celle qui discute, c’est celle qui agit dans vos outils, avec des garde-fous. Prévenir un commercial quand une demande de devis arrive, préparer un rapprochement bancaire, ranger un compte rendu d’intervention dans le bon dossier : c’est exactement la logique des Dots et de la Decisions API.
Mais regardez où se passe le travail. Un Dot tourne sur un ordinateur dans le cloud d’OpenAI, branché sur vos mails, votre CRM et vos documents. Pour qu’il soit utile, il faut lui ouvrir l’accès à vos données. Et pour une entreprise française, ce n’est pas anodin :
Faut-il pour autant ignorer OpenAI ? Non. Pour du code, de la rédaction ou de la recherche sur des informations publiques, ses outils sont parmi les meilleurs du marché. Mais pour tout ce qui touche à vos clients, vos salariés, vos dossiers ou votre comptabilité, la bonne approche reste la même : un assistant installé sur un serveur qui vous appartient, branché sur vos outils, qui agit avec votre validation.
Les idées présentées au DevDay (des agents qui travaillent en arrière-plan, des choix encadrés, une validation humaine pour les actions sensibles) se mettent déjà en place en local, avec des modèles ouverts, sans que vos données quittent l’entreprise. C’est ce que nous installons chez nos clients.
Sources : OpenAI, récapitulatif du DevDay 2026, présentations de Dots et de GPT-6.1 Sol et fiche de sécurité de Sol ; Axios ; InfoQ ; BenchLM. Informations vérifiées entre le 29 septembre et le 3 octobre 2026.







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